Attaque sur h3
L’épine en h3
Les 64 cases · 24/64
h3
L’Immortelle de Rubinstein
Case blancheColonne h · Rangée 3Bord
h3 est la case du « luft » le plus prudent… et celle du coup final de l’une des plus grandes combinaisons de tous les temps : 25…Th3!! de Rubinstein contre Rotlewi en 1907.
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b
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Cavalier en h3 sur échiquier vide : 4 cases contrôlées
Carte d’identité
| Couleur | case blanche |
| Pièce au départ | aucune (case vide au départ) |
| Zone | Bord — à 3 pas de roi du centre |
| Notation descriptive (Blancs / Noirs) | KR3 / KR6 |
| Notation ICCF (correspondance) | 83 |
| Case symétrique (miroir des couleurs) | h6 |
| Diagonales | 3 et 6 cases |
| Cavalier blanc pour l’atteindre | 4 coup(s) depuis b1, 1 depuis g1 |
Rayonnement depuis h3
Cases contrôlées sur échiquier vide
Rotlewi – Rubinstein, Łódź 1907
Rubinstein sacrifie sa dame (22…Txc3!! 23.gxh4 Td2!!) puis une tour : 24.Dxd2 Fxe4+ 25.Dg2 Th3!!. Les deux fous noirs pointent sur la grande diagonale vers h1, la tour menace Txh2# : aucune défense. Une harmonie parfaite des pièces, que Rubinstein lui-même considérait comme sa meilleure partie.Le coup h3
h2–h3 crée une sortie au roi, empêche Fg4 et Cg4 et prépare g4. Dans l’Espagnole fermée, 9.h3 est devenu un coup quasi-automatique pour empêcher …Fg4.La tour en h3 : le transfert
Une tour qui passe par la 3e rangée (Tf3–h3, « rook lift ») vient s’ajouter à l’attaque sur h7. C’est l’un des thèmes d’attaque les plus puissants, vu aussi dans Lasker–Bauer (20.Th3+).La partie
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♖f
g
♔h
25…Th3
L’Immortelle de Rubinstein
25…Th3!! Les deux fous noirs braqués sur la grande diagonale, la tour vient en h3 : le mat est inévitable.
1.d4 d5 2.Cf3 e6 3.e3 c5 4.c4 Cc6 5.Cc3 Cf6 6.dxc5 Fxc5 7.a3 a6 8.b4 Fd6 9.Fb2 O-O 10.Dd2 De7 11.Fd3 dxc4 12.Fxc4 b5 13.Fd3 Td8 14.De2 Fb7 15.O-O Ce5 16.Cxe5 Fxe5 17.f4 Fc7 18.e4 Tac8 19.e5 Fb6+ 20.Rh1 Cg4 21.Fe4 Dh4 22.g3 Txc3 23.gxh4 Td2 24.Dxd2 Fxe4+ 25.Dg2 Th3 0-1
Portraits
AR
Akiba Rubinstein
1880 – 1961 · Pologne
Issu d’une famille pauvre de Pologne, destiné à devenir rabbin, il devient vers 1907-1912 l’un des deux ou trois meilleurs joueurs du monde. Le match pour le titre contre Lasker, prévu en 1914, est emporté par la guerre. Maître absolu des finales de tours et du jeu positionnel, il souffrit d’une timidité maladive qui l’éloigna des échecs. Son Immortelle contre Rotlewi (1907) est un chef-d’œuvre.À voir sur YouTube
Le saviez-vous ?
Deux fous côte à côte qui balaient le roque adverse sont souvent appelés « fous de Horwitz », d’après le maître du XIXe siècle Bernhard Horwitz.La case de fuite classique !