Sacrifice de Dame en a1
Les 64 cases · 1/64
a1
Le coin de l’Immortelle
Case noireColonne a · Rangée 1Coin
Case de départ de la tour de dame blanche, a1 est un coin : la case la plus pauvre de l’échiquier pour un cavalier (deux sauts seulement). Mais c’est aussi là que s’est joué l’un des épisodes les plus célèbres de l’histoire : la dame noire y dévore la seconde tour blanche… dans la partie qui allait devenir « l’Immortelle ».
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3
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b
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Cavalier en a1 sur échiquier vide : 2 cases contrôlées
Carte d’identité
| Couleur | case noire |
| Pièce au départ | tour blanche |
| Zone | Coin — à 3 pas de roi du centre |
| Notation descriptive (Blancs / Noirs) | QR1 / QR8 |
| Notation ICCF (correspondance) | 11 |
| Case symétrique (miroir des couleurs) | a8 |
| Diagonales | 8 et 1 cases |
| Cavalier blanc pour l’atteindre | 3 coup(s) depuis b1, 4 depuis g1 |
| Promotion | Case de promotion pour les pions noirs de la colonne a |
Rayonnement depuis a1
Cases contrôlées sur échiquier vide
La tour a1 et la grande diagonale
Avec h8, a1 forme les deux extrémités de la grande diagonale noire a1–h8. Un fou fianchetté en b2 (ouverture Nimzo-Larsen, Réti…) ou en g7 (Est-indienne, Dragon…) vise directement ce coin. Toute une stratégie consiste à « ouvrir la diagonale » pour qu’un fou rejoigne le roi adverse.Anderssen – Kieseritzky : la tour qui ne servait à rien
Au 19e coup de l’Immortelle, Kieseritzky joue 19…Dxa1+ : il a déjà capturé un fou, il prend maintenant la seconde tour. Anderssen n’a plus que ses pièces mineures et sa dame… qu’il sacrifiera aussi (22.Df6+!!). Le mat final, 23.Fe7#, est donné par un fou, avec deux cavaliers : la démonstration que l’activité prime sur le matériel. Kieseritzky lui-même, enthousiasmé, transmit la partie à son club parisien.La partie
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19…Dxa1+
La Partie Immortelle
19…Dxa1+ : les Noirs ont avalé les deux tours blanches. Anderssen, une dame et deux tours de moins, va pourtant mater avec ses trois pièces mineures.
1.e4 e5 2.f4 exf4 3.Fc4 Dh4+ 4.Rf1 b5 5.Fxb5 Cf6 6.Cf3 Dh6 7.d3 Ch5 8.Ch4 Dg5 9.Cf5 c6 10.g4 Cf6 11.Tg1 cxb5 12.h4 Dg6 13.h5 Dg5 14.Df3 Cg8 15.Fxf4 Df6 16.Cc3 Fc5 17.Cd5 Dxb2 18.Fd6 Fxg1 19.e5 Dxa1+ 20.Re2 Ca6 21.Cxg7+ Rd8 22.Df6+ Cxf6 23.Fe7# 1-0
Portraits
AA
Adolf Anderssen
1818 – 1879 · Prusse
Professeur de mathématiques au lycée de Breslau (aujourd’hui Wrocław), il remporte en 1851 le tournoi de Londres, premier tournoi international de l’histoire. Auteur de deux des parties les plus célèbres jamais jouées, l’Immortelle (1851) et la Toujours-Verte (1852), il incarne l’âge romantique : sacrifices, initiative, beauté avant tout. Battu par Morphy en 1858 puis par Steinitz en 1866, il reste longtemps considéré comme le meilleur joueur d’Europe et gagne encore Baden-Baden 1870 face à toute l’élite.LK
Lionel Kieseritzky
1806 – 1853 · Livonie / France
Né à Dorpat (Tartu), il s’installe à Paris où il donne des leçons au Café de la Régence, à cinq francs l’heure. Grand théoricien du Gambit du Roi (le « Gambit Kieseritzky » porte son nom), il est surtout passé à la postérité comme le perdant de l’Immortelle… qu’il s’empressa lui-même de télégraphier à son club parisien, ravi de sa beauté. Il mourut dans la pauvreté à Paris.À voir sur YouTube
Le saviez-vous ?
Le nom « Immortelle » n’est pas d’Anderssen : il a été donné en 1855 par le théoricien autrichien Ernst Falkbeer.