Les 64 cases · 16/64
h2
Le fou de Reykjavik
Case noireColonne h · Rangée 2Bord
Le pion h2 semblait anodin. Le 11 juillet 1972, dans la première partie du match du siècle, Bobby Fischer le capture avec son fou (29…Fxh2?) dans une finale nulle… et perd la partie.
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3
2
1a
b
c
d
e
f
g
h
Cavalier en h2 sur échiquier vide : 3 cases contrôlées
Carte d’identité
| Couleur | case noire |
| Pièce au départ | pion blanc |
| Zone | Bord — à 3 pas de roi du centre |
| Notation descriptive (Blancs / Noirs) | KR2 / KR7 |
| Notation ICCF (correspondance) | 82 |
| Case symétrique (miroir des couleurs) | h7 |
| Diagonales | 2 et 7 cases |
| Cavalier blanc pour l’atteindre | 3 coup(s) depuis b1, 2 depuis g1 |
Rayonnement depuis h2
Cases contrôlées sur échiquier vide
Spassky – Fischer, 1re partie
Dans une finale fous de couleurs opposées absolument égale, Fischer prend le pion h2. Spassky répond 30.g3, enfermant le fou. Fischer obtient deux pions en compensation, mais la pièce perdue finit par décider. Fischer perd la partie, puis déclare forfait dans la 2e (exigences sur les caméras). Mené 0-2, il remporte finalement le match 12½–8½.Le sacrifice Fxh7+/Fxh2+
Pour les Noirs, …Fxh2+ est le miroir du « cadeau grec » (Fxh7+). La case h2, défendue seulement par le roi après le roque, est une cible de premier choix.Le pion h et le luft
h2–h3 est le « luft » le plus courant : un trou de sortie pour le roi contre le mat du couloir, et une interdiction de Fg4 ou Cg4.Portraits
BF
Bobby Fischer
1943 – 2008 · États-Unis
Champion des États-Unis à 14 ans, grand maître à 15, il réalise une ascension unique : 6-0 contre Taïmanov, 6-0 contre Larsen dans les matchs des Candidats de 1971. En 1972, à Reykjavik, en pleine guerre froide, il bat Boris Spassky et devient le 11e champion du monde. Il ne défend jamais son titre (forfait en 1975), disparaît, réapparaît en 1992 pour un match revanche, et meurt en Islande en 2008. On lui doit la cadence Fischer (avec incrément) et les Échecs 960.BS
Boris Spassky
1937 – 2025 · URSS / France
Champion du monde de 1969 à 1972, joueur universel et élégant, il reste dans l’histoire comme l’adversaire de Fischer à Reykjavik. Installé en France à partir de 1976, il porta les couleurs françaises aux Olympiades. Joueur fair-play, il applaudit en 1972 une victoire de Fischer. En 1960, il avait battu le jeune Fischer avec le Gambit du Roi, ce qui poussa l’Américain à écrire son fameux article « Une réfutation du Gambit du Roi ».À voir sur YouTube
Le saviez-vous ?
Pour la 3e partie de 1972, les deux joueurs se retrouvèrent dans une petite pièce à l’abri des caméras : Fischer y battit Spassky pour la première fois de sa vie.