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A ceux qui fatigués d'apprendre veulent enfin savoir !

La case e7

Les 64 cases · 53/64

e7

Le carré magique d’Anderssen

Case noireColonne e · Rangée 7Zone intermédiaire

Les deux chefs-d’œuvre d’Anderssen, l’Immortelle (1851) et la Toujours-Verte (1852), se terminent tous deux par un mat de fou… en e7 ! Et c’est en e7 que Kasparov lance sa tour en 1999 (25.Te7+!!).

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3
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b
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d
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Cavalier en e7 sur échiquier vide : 6 cases contrôlées

Carte d’identité

Couleurcase noire
Pièce au départpion noir
ZoneZone intermédiaire — à 2 pas de roi du centre
Notation descriptive (Blancs / Noirs)K7 / K2
Notation ICCF (correspondance)57
Case symétrique (miroir des couleurs)e2
Diagonales6 et 5 cases
Cavalier blanc pour l’atteindre3 coup(s) depuis b1, 4 depuis g1

Rayonnement depuis e7

Cases contrôlées sur échiquier vide
Roi 8
Dame 23
Tour 14
Fou 9
Cavalier 6

Deux mats en e7

Immortelle : 23.Fe7# (le fou d6 vient en e7, soutenu par les cavaliers). Toujours-Verte : 24.Fxe7# (le fou d7 prend le cavalier e7). Coïncidence fascinante : les deux plus belles parties de l’âge romantique s’achèvent sur la même case.

Kasparov : 25.Te7+!!

Après 24.Txd4!! cxd4, Kasparov joue 25.Te7+!!, deuxième sacrifice de tour : 25…Rxa5 se perd, et 25…Rb6 26.Dxd4+ Rxa5 27.b4+ entraîne le roi dans une course folle. Voir la page d4.

Le roi en e7

Un roi noir en e7 en milieu de partie est généralement en danger — sauf en finale, où il est idéalement centralisé. Dans le Bongcloud de Carlsen–Nakamura, c’est volontaire !

Les parties

♜8
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♚
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♟7
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♟
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6
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5
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♘
♙
♘
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4
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3
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♙2
♙
♛1a
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♔f
♝g
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19…Dxa1+

La Partie Immortelle

Adolf Anderssen – Lionel Kieseritzky · Londres, 21 juin 1851 (partie amicale)1-0
19…Dxa1+ : les Noirs ont avalé les deux tours blanches. Anderssen, une dame et deux tours de moins, va pourtant mater avec ses trois pièces mineures.
1.e4 e5 2.f4 exf4 3.Fc4 Dh4+ 4.Rf1 b5 5.Fxb5 Cf6 6.Cf3 Dh6 7.d3 Ch5 8.Ch4 Dg5 9.Cf5 c6 10.g4 Cf6 11.Tg1 cxb5 12.h4 Dg6 13.h5 Dg5 14.Df3 Cg8 15.Fxf4 Df6 16.Cc3 Fc5 17.Cd5 Dxb2 18.Fd6 Fxg1 19.e5 Dxa1+ 20.Re2 Ca6 21.Cxg7+ Rd8 22.Df6+ Cxf6 23.Fe7# 1-0
8
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♚
♜
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♙
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♔g
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21.Dxd7+

La Toujours-Verte (« Evergreen »)

Adolf Anderssen – Jean Dufresne · Berlin, 18521-0
21.Dxd7+!! Kxd7 22.Ff5++ Re8 23.Fd7+ Rf8 24.Fxe7# — la combinaison qui a fait le tour du monde.
1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fc4 Fc5 4.b4 Fxb4 5.c3 Fa5 6.d4 exd4 7.O-O d3 8.Db3 Df6 9.e5 Dg6 10.Te1 Cge7 11.Fa3 b5 12.Dxb5 Tb8 13.Da4 Fb6 14.Cbd2 Fb7 15.Ce4 Df5 16.Fxd3 Dh5 17.Cf6+ gxf6 18.exf6 Tg8 19.Tad1 Dxf3 20.Txe7+ Cxe7 21.Dxd7+ Rxd7 22.Ff5+ Re8 23.Fd7+ Rf8 24.Fxe7# 1-0

Portraits

AA

Adolf Anderssen

1818 – 1879 · Prusse

Professeur de mathématiques au lycée de Breslau (aujourd’hui Wrocław), il remporte en 1851 le tournoi de Londres, premier tournoi international de l’histoire. Auteur de deux des parties les plus célèbres jamais jouées, l’Immortelle (1851) et la Toujours-Verte (1852), il incarne l’âge romantique : sacrifices, initiative, beauté avant tout. Battu par Morphy en 1858 puis par Steinitz en 1866, il reste longtemps considéré comme le meilleur joueur d’Europe et gagne encore Baden-Baden 1870 face à toute l’élite.

Biographie complète →

À voir sur YouTube

Le saviez-vous ?

Dans les deux cas, le mat final est donné par un fou alors qu’Anderssen a sacrifié sa dame : la signature d’un artiste.

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