La case Sicilienne
Les 64 cases · 35/64
c5
La Sicilienne
Case noireColonne c · Rangée 5Centre élargi
1…c5 : la Défense sicilienne, réponse la plus populaire et la plus combative à 1.e4. Son nom rappelle que les Italiens de la Renaissance — Polerio, Greco — l’ont étudiée les premiers.
Carte d’identité
| Couleur | case noire |
| Pièce au départ | aucune (case vide au départ) |
| Zone | Centre élargi — à 1 pas de roi du centre |
| Notation descriptive (Blancs / Noirs) | QB5 / QB4 |
| Notation ICCF (correspondance) | 35 |
| Case symétrique (miroir des couleurs) | c4 |
| Diagonales | 6 et 7 cases |
| Cavalier blanc pour l’atteindre | 3 coup(s) depuis b1, 4 depuis g1 |
Rayonnement depuis c5
Une histoire italienne
Polerio la mentionne dès 1594 et Greco l’analyse au début du XVIIe siècle. Le nom de « sicilienne » apparaît au XVIIIe siècle. Longtemps méprisée (Morphy et Steinitz la jugeaient douteuse), elle explose au XXe siècle avec Najdorf, Fischer, Kasparov et devient l’ouverture la plus jouée de toutes.
La Najdorf : 5…a6
1.e4 c5 2.Cf3 d6 3.d4 cxd4 4.Cxd4 Cf6 5.Cc3 a6 : un petit coup de pion qui prépare …e5 ou …e6 et …b5. Fischer et Kasparov en ont fait leur arme principale. Variantes célèbres : Pion empoisonné (b2), Attaque anglaise (e3), Attaque Fischer-Sozin (Fc4).
La logique de 1…c5
Asymétrie : les Noirs échangent un pion de flanc (c) contre un pion central (d). Ils gardent deux pions centraux contre un, et la colonne c semi-ouverte. D’où des parties déséquilibrées où les deux camps jouent pour gagner.
Les parties
La Variante Najdorf
La Défense sicilienne
Portraits
Miguel Najdorf
1910 – 1997 · Pologne / Argentine
Né Mendel Najdorf près de Varsovie, il se trouve à l’Olympiade de Buenos Aires en 1939 quand la guerre éclate et décide de rester en Argentine. Sa famille périt dans l’Holocauste. En 1947, à São Paulo, il bat le record de simultanées à l’aveugle (45 parties), notamment dans l’espoir que la nouvelle soit lue par des proches survivants. Sa variante 5…a6 est la plus célèbre de toutes les ouvertures modernes, arme de Fischer et de Kasparov.
Giulio Cesare Polerio
v. 1548 – v. 1612 · Italie (Abruzzes)
Né à Lanciano, l’un des plus grands joueurs et analystes italiens de la Renaissance. Ses manuscrits contiennent les premières analyses du Fegatello (« foie frit », 6.Cxf7), du Gambit du Roi et de la Sicilienne. Les maîtres italiens dominaient alors les échecs européens.
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Le saviez-vous ?
Dans la plupart des grandes bases de données, 1.e4 c5 représente environ un quart de toutes les parties commençant par 1.e4.