La défense Bird

La défense BIRD de l’Espagnole.

Introduction

 

1.e4 e5 2. Cf3 Cç6 3. Fb5 Cd4 Une défense originale due au maître anglais Henry Bird (1830 – 1908). Joueur d’intuition qui prétendait n’avoir jamais ouvert un livre d’Echecs, il perdit en 1866 un match contre Steinitz, qu’il considérait comme possédant un style trop timoré.

 

 Diagramme 1

Le coup 3…Cd4 peut sembler celui d’un « amateur agressif » mais il est néanmoins stratégiquement fondé. Les Blancs doivent prendre une décision au sujet de la défense du Fb5, qui maintenant frappe dans le vide. Toute défense ou retrait du Fou blanc libère les Noirs de la défense du pion e5, et ceux-ci gardent en réserve le coup ç6 pour contrôler la case d5. Seul un retard de développement peut leur être fatal. En cas d’échange, le pion d4 gêne le développement naturel de l’aile-dame blanche, et le Fou b5 devient une cible privilégiée (Dg5, ç6 et d5, etc.).

Des joueurs soviétiques, tels que Koupreitchik et Tsechkovski ont ranimé cette vieille variante et certains G.M.l. de tout premier plan lui font périodiquement confiance.

Ajoutons enfin que c’est une défense agressive qui évite les méandres positionnels de la défense Tchigorine.

Les suites que nous étudierons sont 1) 4. Fa4, 2 ) 4. Fç4 et 3) 4. Cxd4.

D’autres essais sans prétention :

* 4.Fe2 Cxe2 5.Dxe2 d6 6.ç3ç6 7.d4 Dç7 8.Fe3 Cf6 9.Cbd2 Fe7, = ,
Olland – Alekhine, Scheveningen 1913.

* 4.Cç3 f5 et l’on retombe dans le Gambit Jaenisch, ou 4…Cxb5 5.Cxb5 ç6 6.Cç3 Cf6, ou 4… a6.

I) 4. Fa4. Continue à clouer le pion « d » et prépare l’expansion centrale par ç3 suivi de d4. Deux possibilités noires :

1.1) 4. …Cxf3+ et 1.2) 4. … Fç5!.

1.1) 4…Çxf3+ 5.Dxf3 Fç5 6.Dg3 Df6 7.b4! (7.Cç3 ç6 8.d3 Ce7 9.Fe3 Fb6 10.0-0 h6 11.f4 d6, +=) 7… Fd4

(7…Fxb4 8.Fb2 condamne le pion e5; ou 7…Fb6 8.Fb2 +=; ou 7…Fd6? 8.Fb2 Ce7 9.Ca3 0-0 10. Cç4 Cg6 11.0-0-0, avec l’avantage blanc
Gueorguiev – Pandavos, lstanbul 1980.) 8.ç3 Fb6 9.Ca3 avec une position avantageuse pour les Blancs.

1.2) 4…Fç5!. Le plus logique. Le Fou noir est développé et contrôle fermement d4. Nous avons : 1.2.1) 5.Cxd4, 1.2.2) 5.0-0. 1.2.3) 5.ç3 et 1.2.4) 5.b4. 5.Cxe5? Dg5 =

121) 5.Cxd4 exd4 (5…Fxd4 6.ç3 Fb6 7.d4. +=.). Nous suivons la partie Schultz – Hector, Uppsala 1985 6.d3 a5! 7.0-0 Ta6! 8.Cd2 Ch6 9. Dh5 Fa7! 10.Cf3 O-0 11.Fg5 De8 12.Fb5?! Tg6 13.Fa4 f6 14.Fb3+ Rh8 15.Fh6 Txg2+ et 0-1.(31coups). La manoeuvre a5, Ta6 et Fa7, empruntée par exemple au Gambit de Budapest (1.d4 Cf6 2.ç4 e5 3.dxe5 Cg4 4.Cf3 Fç5 5.e3 Cç6 6.Fe2 Cgxe5 7.Cxe5 Cxe5 8. a3 a5! 9.0-0 0-0 10.Cç3 Ta6! 11.b3 Th6.), garantit un contre-jeu efficace sur l’aile-roi, et se reverra ultérieurement.

122) 5.O-O Cxf3+ (5…ç6?! 6.Cxe5 [6.Cxd4 Fxd4 7.ç3 Fb6 8.d4 d6 rejoint la variante Cordel de l’Espagnole; ou 6.ç3 Cxf3+ 7.Dxf3 d6 =.]

6…d6 7.Cd3 Dg5 8.Rh1, +=.) 6.Dxf3 Cf6 (6…Ce7 7.d3 0-0 8.Fe3 Fb6 9.Cç3 d6 10.Tad1, +=, Reti – Spielmann, Budapest 1903.), et Pachman considère le jeu comme égal. Par exemple 7.Dg3 Cxe4!

123) 5.ç3 Cxf3+ 6.Dxf3 Df6, La partie Mokry – Agdenstein, Gausdal 1987. continua par : 7.d3 (7.Dg3? Ce7 et Cg6, =+.) 7…Dxf3 8.gxf3 Ce7 9.f4 et maintenant 9…f6 10.fxe5 fxe5 11.f4 exf4 12.Fxf4 Fb6, =

124) 5.b4. Une manière énergique de saisir l’initiative.

Diagramme 2 5…Fxb4 6.Cxd4 exd4 7.O-O Ce7 8.Fb2 0-0 (Défendre le pion d4 par Fç5 ou ç5 retarderait encore plus le développement.) 9. Fxd4 d5 10.a3 Fa5 11.exd5 Dxd5 12.Fb2 Cg6 13.Fb3 Dç6 14.f4 avec égalité dynamique.
Kosten – Flear. Gausdal 1987.5…Fb6 6.0-0 Cxf3 (Avec le Fou blanc en a4, le pion e5 ne peut compter sur son défenseur institutionnel, le pion d6 l’échange en f3 est virtuellement forcé.) 7.Dxf3 Df6 8.Dg3 Ce7 9.Fb2 Cg6 10.ç4! (Ne laisse pas le temps aux Noirs de stabiliser la position par ç6 et d6.) 10…Cf4 (10…ç6 11.ç5 Fç7 12.d4; Ou 10…a511.ç5 Fa7 12.d4,) 11.Tel ç6 (11…ç5 12.Cç3 et Cd5 ou 11.Cd3 12.ç5 Cxb2 13.Fb3.) 12.d4! Fç7 (12…d6 13.ç5 et Cç3, + ou 12…exd4 13.e5.) 13.Cd2 Dg6 14.Fç2 exd4 (14…d6 15.Cf3 et ç5,+) 15.e5! Dxç2 16.Dxg7 Tf8 17.Ce4 Ce6 18.Df6 d5 19.exd6 Fd8 20.Df5! Tg8 21.Cf6+ … 1-0. (33 coups).
Gueorguiev – Tsechkovski, Olympiade, Dubaï 1986.

En conclusion, 4.Fa4 ne promet guère aux Blancs si ceux-ci poursuivent calmement leur développement. Seul 5. b4 est en mesure d’inquiéter les Noirs, mais accepter le défi par 5…Fxb4 est encore la meilleure solution.


II) 4.Fç4. Le Fou espagnol se fait italien. La pression sur e5 en est diminuée d’autant, mais la diagonale a2-g8 entend jouer son rôle. Nous verrons 2.1) 4…Cxf3+ et 2.2) 4…Fç5.

Les essais noirs « ancienne mode » sont:

4…d6 5.Cxd4 exd4 6.0-0 Cf6 7.ç3 Fe7 (7…Cxe4 8. Dh5!.
Geller-Makagonov, Leningrad 1949.) 8. Te1 avec avantage blanc. Par exemple : 8…dxç3 9.Cxç3 0-0 10.d4 Fe6 11.Fd3 ou 8…0-0 9.çxd4 d5 10.exd5 Fd6 11.Cç3.

4…b5?! 5.Fxf7+ Rxf7 6.Cxd4 Dh4 (6…exd4 7.Dh5+ g6 8.Dd5+ Rg7 9.Dxa8 Fç5 10.Dd5 d6 11.d3 +) 7.Df3+ (7.Ce2 Dxe4 8.0-0 Fb7 9.f3 Dç6. n’est pas clair) 7…Cf6 8.Cxb5, avec les suites

8…ç6 9.C5ç3 d5 10.d3. + Spielmann – Prins, Ebensee 1933.

8…Fç5 9.d4! (9. Cxç7 Tf8 10.Cxa8 Rg8 11.0-0 Cg4, et les Noirs gagnent, ou 9.Clç3 Tf8 10.d3 Rg8 11.Dg3 Dh5 12.0-0 Cg4 13.Cd1 Cxf2!,
Zaitsev – Timochtchenko, Moscou 1956) 9…exd4 10.Cxç7, +.

4…Cf6 5.ç3 (5.0-0 Cxf3+ 6.Dxf3 d6, =.) 5…Cxf3+ 6.Dxf3 ç6 7.De2 (7.0-0 d5 8.exd5 çxd5 9.Fb5+ Fd7 10.Fxd7+ Dxd7 11.Dg3 Fd6 12.Dxg7 Re7 13.Dh6 Tag8, avec un jeu incisif) 7…Fe7 8.d4 d6 9.0-0 0-0 10.dxe5 dxe5, =, Godes – Tseitline, par correspondance 1988.

Diagramme 3 2.1) 4…Cxf3+ Probablement le plus simple. 5.Dxf3, et maintenant :211) 5…Df6 Dg3 6.d6! (6…Fç5 est peut-être trop actif ici 7.Cç3 Ce7 [7….ç6 8.d3 et f4J 8.d3 0-0 [8….h6 9.CbS Fb6 10. Fe3 avec l’avantage blanc, Walbrodt – Caro, Berlîn 1893] 9.Fe3 Fxe3 10.fxe3 d6 11.Tf1 Dh6 12.0-0-0, et les Blancs sont mieux, Bokhossian – Kristov, Sofia 1970.) 7.Cç3 ç6 8.0-0 Fe6 9.d5. La position noire possède des ressources défensives suffisantes.

212) 5…Cf6 est probablement jouable. La partie Lasker – Bird, Newcastle-On-Tyne (match) 1892, se poursuivit par : 6.d4 (6.Db3!?) 6…d6 7. Db3 De7 8.dxe5 dxe5 9.0-0 ç6 10.Df3 h6 11.Cç3 g5 12.a4 Fe6 13.De2 Cd7 14.Td1 Df6 15.Fe3 Fe7, =.

22) 4…Fç5. Le plus intéressant mais aussi le plus risqué. Les Blancs peuvent tenter l’aventure avec 221) 5.Cxe5, ou s’en tenir à l’expansion du centre avec 222) 5.Cxd4.
Ne correspond à rien 5.b4 Fb6 6.Fb2 Cxf3+ 7.Dxf3 8.De2 d6, =. Taskinen – Werle, Stockholm 1972

221) 5.Cxe5 Dg5 6.Fxf7 Rf8 7.0-0! Dxe5 8.Fxg8 Rxg8 9.ç3 Dxe4 (9…Ce6 10.d4 Cxd4 11.çxd4 Fxd4 12.Cd2 avec l’avantage.) 10.çxd4 Fxd4 (10…Dxd4 11.Cç3 ç6.) 11.Te1 Dg6 12.Cç3 est en faveur des Blancs (analyse selon Pachman).

222) 5.Cxd4 Fxd4 6.ç3 (6.0-0 Cf6 [6…Dh4l? ou 6…ç6! 7. ç3 Fb6 8. d4 d6,] 7.ç3 Fb6 8.d4 De7 9.a4 a6 10.f4, et la position des Blancs est légèrement supérieure, Terpougov – Fridstein, Moscou 1952.) 6…Fb67 .d4 (Les Blancs ne doivent pas attendre : 7.0-0 ç6! 8.d4 d6 et l’on rentre à nouveau dans la variante Cordel de l’Espagnole, jugée inoffensive pour les Noirs avec le Fou blanc en ç4.). Il peut suivre :

* 7…Dh4 8.O-O Cf6 9.Cd2! d6 10.Cf3 Dh5 11.Cg5 Dxd1 12.Txd1 h6 13.Cxf7 Tf8 14.dxe5 Cg4! 15.exd6 Cxf2 16.Tf1 Cg4+ 17.Rh1 Cf2+ 18. Rg1 Cg4+, =, Book – Prins, Munich 1936.

* 7…De7 8.0-0 Cf6 9.a4!? a6 10.Fe3 Cxe4 (10…d6 11.dxe5 dxe5 12. Fxb6, avec un petit avantage des Blancs.) 11.Te1 (11. Dg4? f5! 12. Dxf5?? d5 gagne.) 11…0-0 (11…Cd6 12.Fg5 Dxg5 13.Txe5+ Dxe5 14.dxe5 Cxç4 15.Dg4 Cxe5 16.Dxg7 Cg6 17.h4 donne un petit avantage aux Blancs.) 12. Fd5! Cf6 13.dxe5 Cxd5 14.Dxd5 Fxe3 15.Txe3 Tb8 16.Cd2 b5!, =, Romanichine – Malaniouk, Tiflis 1986.

Contester rapidement la diagonale a2-g8 aux Blancs par 4…Cxf3+ suivi de Df6 semble être un moyen sûr d’atteindre l’égalisation pour les Noirs. 4…Fç5 lance un intéressant débat tactique.


III) 1.e4 e5 2. Cf3 Cç6 3. Fb5 Cd4 4. Cxd4 exd4 5.0-0 La variante principale de la Défense Bird. Les Blancs continuent leur développement et laissent aux Noirs le soin de justifier leur 3ème coup. Quatre suites possibles : 31) 5…g6, 32) 5…Ce7, 33) 5…ç6 et 34) 5…Fç5.

Diagramme 4 Voyons rapidement d’autres continuations blanches.* 5.ç3?! Dg5 6.Ff1 Fç5 (6…d3?! 7.Df3, Barczay – Glicksman. Sarajevo 1969.) 7.d3 Df6, et les Noirs sont mieux.

* 5.Dh5 Cf6 6. De5+ De7 7.Dxd4 Dxe4+, =, Wedberg – Koupreichik, Malmö 1987/88.

* 5.Fç4 Cf6 (5…Fç5? 6.Fxf7+.).

6.e5 d5! 7.Fb3 Ce4 (7.Fg4 8.f3 Ce4, avec un jeu incisif, Relik – Khivec, Belgrade 1934.)

6. De2! d6 7.ç3 dxç3 8.CxÇ3 (8.Fe7 9.0-0 ç6 10.d4 0-0 11.e5 dxe5 12.dxe5 Cd5 13.Td1 Fe6 14.Df3, avec une meilleure position pour les Blancs, Ernst – Koupreitchik. Malmö 1987/88.) 9.0-0 Fe7 10.h3 0-0 11.Td1 Db6 12.a4 Fe6 13.a5 Dç6 14.d4, Marjanovic – Ernst, Subotica 1987.

6. O-O Cxe4! (Ou 6…d5 7.exd5 Cxd5 8.Dh5 ç6 9.De5+ Ce7 10.Te1 f6 11.Df4 Db6 12.d3 Fd7 13.Dd6 ç5 14.Ff4 Rd8 =, Novikov – Choulman, U.R.S.S. 1987.) 7.Fxf7+ Rxf7 8.Dh5+ g6 9. Dd5+ Rg7 10.Dxe4 Df6 11.d3 Fç5 12.Cd2 Tf8 13.Cf3 h6 14.ç3 dxç3 15.d4 Fb6 16.bxç3 d6 17.h4 Fe6 18.Te1 Tae8 19.Fd2 Df5, =, A. Sokolov – Toukmakov, Leningrad 1987.

* 5. d3. En liaison avec 6.0-0, cette suite sera étudiée dans la variante principale. Quelques continuations propres

5…Fb4+ 6.ç3 dxç3 7.Cxç3 Df6 8.0-0 Fxç3 9.bxç3 Dxç3 10.Tb1 Df6 11.Fb2 Dg6 (11…Dh6 12.Dc1! Dxç1 13.Tbxç1 Cf6 14.Txç7, avec l’avantage blanc.) 12.f4 Cf6 13. f5 Dh6 14.Fa3 a6 15.Fç4 b5 16.e5!,+, Unzicker – Patzl, Krems 1967.

5…Fç5 6.Dh5 De7 (6…Fb6 7.De5+ Rf8 8.Fç4 d6 9.Dg3, est mieux pour les Blancs.) 7.Fg5 Cf6 (7…Fb4+ 8.ç3 dxç3 9.Fxe7! çxb2+ 10.Fxb4 bxa1D 11.Dç5 Dxb1+ 12.Re2 Db2+ 13.Re3 Dxb4 14.Dxb4, +, ou 7…De5!?) 8.Fxf6 (8.Dh4 ç6 9.Fa4 d6 10.0-0, +.) 8…gxf6 9.0-0, +

Après 1.e4 e5 2. Cf3 Cç6 3. Fb5 Cd4 4. Cxd4 exd4 5.0-0, trois suites qui ne peuvent résoudre les problèmes noirs, car négligeant le centre blanc ou le développement sont :

* 5…Df6 6.d3 b6?! 7.f4 Fb7 8.Cd2 0-0-0 9.Cf3 Ce7 10.De2 0g6 11.e5, +, Kashdan – Fine, Pasadena 1932.

* 5…Cf6?! 6.eS Cd5 7.Df3 Cb6 8.ç3 a6 9.Fd3 dxç3, +,
Eliskases – Hartz, Buenos Aires 1947, ou 6.ç3 ç6 7.Fa4 d3? 8.Df3 d5 9.es, +,
lline-Jenevski – Ragozîne, U.R.S.S. 1932.

* 5…h5 6.d3 Fç5 7.Cd2 ç6 8.Fa4 (8.Fç4 d5 9.Fb3! Rf8 10.ç4! dxç3 [10…dxe4 11.Cxe4 Fe7,+-] 11.bxç3 Fg4 12.Dç2 Fe2 13.Te1 dxe4 14.Cxe4 Fxd3 15.Dxd3!!, +,
Michel – Rossetto, Mar del Plata 1947.) 8…d6 9.Fb3 Fg4 10.f3 Fe6 11.De1, +,
Mackenzie – Bird, Hambourg 1885.

31) 1.e4 e5 2.Cf3 Cç6 3.Fb5 Cd4 4.Cxd4 exd4 5.0-0 g6 A le double désavantage d’affaiblir considérablement les cases noires au voisinage du Roi, et surtout de perdre un temps important de développement, condamnant ainsi les Noirs de manière presque forcée.

311) 6.f4, 312) 6.d3 et 313) 6.ç3.

Diagramme 5 311) 6.f4 Fg7 7.f5 gxf5 8.Df3 Dh4 9.Dxf5 Ch6 10.Df4 Dxf4 11.Txf4 avec un petit avantage des Blancs,
Matulovic – Barcza, Sotchi 1966.312) 6.d3 Fg7 7.Cd2 (7.ç3 Ce7 8.çxd4 Fxd4 9.Cç3 ç6 10.Fç4 d6 [10…d5 11.exd5 Cxd5 12.Cxd5 çxd5 13.Da4+ Fd7 14.Fb5 Fg7 15.Fg5, +, selon Tarrasch] 11.Fe3 [11.Fh6, +,] 11…Fg7 12.Df3 0-0 13.Fb3 Rh8 14.Dg3 +,
Tarrasch – Blackburne, SaintPétersbourg 1914 ou 7. f4 ç6 8. Fa4! [8.Fç4 d5 9.exd5 çxd5 10. Fb5+ Rf8!, =,
Alekhine – Blackburne, SaintPétersbourg 1914 ou 8. Fç4 d6 9. Cd2 Ce7 10. Cf3 0-0, =,
Johansson – Bergkvist, Kalmar 1938]) 7…Ce7 8.f4 ç6 9.Fa4! (A nouveau le meilleur : 9. Fç4 d5?! [9…d6!] 10.Fb3!
Capablanca – Blackburne, Saint-Pétersbourg 1914) 9…d5 10.De1, +,
Evans – Levîn, Cht. Junior E.U. 1947

313) 6.ç3 ç6 7.Fç4 Fg7 (L’ordre exact de coups est 5…ç6 6.Fç4 g6 7.ç3 Fg7.) 8.Df3! De7 (8…Df6 9.Dxf6 Fxf6 10.f4 d6 11.e5,+ ; ou 9…Cxf6 10.e5, +.) 9.d3 Cf6 10.çxd4 d5 11.exd5 çxd5 12.Fb5+ Rf8 13.Cç3, +,
Ljubojevic – Spassky, Londres 1982.

32) 5…Ce7. Les Noirs visent la défense du pion d4 par Cç6. Cette perte de temps permet aux Blancs de saisir l’initiative. Le choix blanc : 321) 6.ç3, 322) 6.Dh5, 323) 6.d3 et 324) 6.Te1

ou 6. De2 ç6 7. Fç4 d6 8. d3 Fe6, = Kashdan – Prins, Stockholm 1937.

321) 6.ç3 Cç6 7.Da4 (7.b4?! Fe7 8.Fb2 d5, =,
Ragozine – Fridstein, Moscou 1957 ou 7.d3 Fe7 8.Cd2 0-0 9.f4 d5 10.e5 f6 11.Cf3 dxç3 12.bxç3 Fg4, =
L. Steiner – Trifunovic, Saltsjàbaden 1948.) 7…Fç5 8.Ca3 0-0 9.Cç2 Df6 10.e5! Dxe5 11.Fxç6 dxç6 12.çxd4 b5 13. dxe5, +,
Chtcherbakov – Fridstein,Mocsou 1966.

322) 6.Dh5 ç6 (6…Cç6 7.Dd5 a6 8.Fa4 Fe7 9.ç3 0-0 10.d3 Ff6 11.f4, avec un petit avantage blanc,
Barcza – Koberi, Budapest 1942) 7.Fç4 d5 8.exd5 çxd5 9.Fb5+ Fd7 10.Fxd7+ Dxd7 11.Te1 Tç8 12.d3! (12.Ca3 Tç6 13.d3 g6 14.Dh4 Te6,=
Souétine-Tolouch, U.R.S.S. 1950.) 12…Tç6 (12…Txç2 13.Cd2 Tç6 14.Cf3 Te6 15.Txe6 Dxe6 16.Fg5, +.) 13.Cd2! (13.Ff4 Te6 14.Txe6 Dxe6 15.Cd2 Cç6 16.Cf3 g6 17.Dh4 Fe7 18.Fg5 Fxg5 19.Dxg5 0-0, =,
Beiline – Baranov, 1953.) 13…Te6 14.Txe6 Dxe6 15.Cf3 g6 (15…Cç6 16.Fg5.) 16.Dh4 Cf5 17.Dh3 Cg7! 18.Fg5! et d4 tombe (Pachman).

323) 6.d3 ç6 (6…g6 7.Fg5 Fg7 8.Cd2 h6 9.Fh4 ç6 10.Fç4 g5 11.Fg3 d5 12.exd5 çxd5 13.Fb3,+,
Vassioukov – Goldberg, Leningrad 1965 ou 6.Cç6 7.ç4! Fe7 8.f4 0-0 9.Cd2 b6 [mieux 9…d6! 10.Fxç6 bxç6 11.f5, avec un petit avantage blanc.] 10.Cf3 Fb7 11.Fxç6 dxç6 12.f5, +,
Kopalov – Kouzminikh, 1952.) 7.Fa4 (7.Fç4 d5 8.Fb3 Fe6 9.De2 Dd7 n’est pas clair) 7…d5 8.Cd2 dxe4 9.Cxe4 Cf5 10.Fg5 (10.Ff4!?; ou 10.Fb3 Fe7 11.Dh5, =
Petrossian – Suer, Varna 1962.) 10…Fe7 11.Fxe7 Dxe7 12.Te1 0-0 13.Fb3 a5 14.a4 Fe6 15.Fxe6 Dxe6 16.Cd2 Dg6 17.Df3, les Blancs sont mieux,
Goufeld – Loutikov, Moscou 1978.

324) 6.Te1 g6 7.ç3 (7.d3 Fg7 8.ç3 0-0 9.çxd4 laisse le centre aux Blancs après : 9…ç6 10.Fa4 Fxd4 11.Cç3 Fg7 12.Fg5 h6 13.Fh4 g5 14. Fg3,
Panov – Goldberg, Moscou 1953.) 7…Cç6 8.d3 (8.b3?! Fg7 9.Fb2 0-0 10.Ca3 d5 11.Fxç6 bxç6 12.çxd4 dxe4, =
Smyslov – Bronstein, Moscou 1944.) 8…Fg7 9.ç4 0-0 10.Cd2, et les Blancs obtiennent un petit avantage.

33) 1.e4 e5 2.Cf3 Cç6 3.Fb5 Cd4 4.Cxd4 exd4 5.0-0 ç6 Interroge immédiatement le Fou espagnol sur sa future position de combat, et soutient la poussée libératrice d5. En fait, cette avance est effectuée un coup trop tôt, car elle limite les possibilités noires (Par exemple 6. Fç4 Fç5? 7. Fxf7+.), affinant ainsi le jeu blanc. La défense du pion d4 n’en est pas résolue pour autant. Deux continuations s’imposent : 331) 6.Fa4 et 332) 6.Fç4

* 6.Fe2 Fç5 7.d3 De7 8.Cd2 d6, =, est sans ambition,
Gourguènidzé – Spassky, Tiflis 1959.

Diagramme 6 331) 6.Fa4. Les suites noires sont: 3311) 6…g6. 3312) 6…d5, 3313) 6…De7 et 3314) 6…Cf6. 6…Fç5 sera examiné sous 34) avec toutefois la possibilité suivante :* 6…Fç5 7.Fb3 Dh4 8.d3 Ce7 9.Cd2 0-0 10.ç3 dxç3 11.bxç3 d5 12.d4 Fb6 13.Fa3 Te8 14.Cf3 Dh5 15.Ce5!, +,
Barbulescu – Pandavos. Skopje 1984.3311) 6…g6 7.ç3 (7.d3 Fg7 8.Ff4,
Klovans – Gourevitch, Riga 1970; ou 8.ç3 Ce7 9.çxd4 Fxd4 10.Cd2 0-0 11.Dg4 f5 12.De2 d5 13.Df3 Fg7 14.h3, +,
Nijboer- Flear, Wijk aan Zee B 1988.) 7…Fg7 8.çxd4 d5 9.exd5 Ce7 10.dxç6 0-0 11.çxb7, +,
Gueorgadzé – Gourevitch, Tiflis 1969.

 

3312) 6…d5 7.exd5 Dxd5 8.Fb3 Df5 9.Te1+ Fe7 10.d3 Fd7 11.Cd2, +,
Ciocaltea – Rossetto, Varna 1962.

3313) 6…Ce7 7.d3 (7.Te1 g6 8.ç3 Fg7 9.çxd4 0-0 10.d3 d5 11.Cç3 Fe6 12.Ce2, +,
Smyslov – Youdovitch, Leningrad 1947.) 7…d5 8.Cd2 et maintenant :

* 8…g6 9.Tel Fe6 10.Cf3 Fg7 11.exd5 Cxd5 12.Te4, +,
Simaguine – Evandutto, par correspondance 1949.

* 8…dxe4 9.Cxe4 Cf5 10.Fb3 Fe7 11.Dh5 0-0 12.Cg5 Fxg5 13.Fxg5 Dd7 14.Tfe1, +,
Petrossian – Suer, Varna 1962.

* 8…Fe6 9.Fb3 g6 10.f4 Dd7 11.Cf3 Fg7 12.De1 a5 13.a4 dxe4 14.Fxe6 Dxe6 15.dxe4 ç5 16.f5 Da6 17.Fg5, +
Aronine – Chapotchnikov, 1952.

3314) 6…Cf6 7.d3 (7.Te1 d6 8.d3 Fe7 9.ç3 dxç3 10.Cxç3 0-0 11.d4 d5 12.e5 Ce8 13.Fç2 g6 14.Fh6, +,
Podgaiets – Baguirov, Riga 1958 ou 7.ç3 Fe7 8.d3 0-0 9.çxd4 d5!? avec égalité d’après Soltis et Mccormick.) 7…d5 (7…d6 8.ç3 Db6 9.Cd2 Fe7 10.Fç2 dxç3 11.bxç3. +,
Zakharov -Tolouch, Lenîngrad 1963; ou 7…d6 8.Cd2 Fe7 9.f4 0-0 10.Cf3, avec l’avantage blanc,
Tal – Souteiev. Riga 1964.) 8.Fg5 (8.exd5 Cxd5 9.Te1+ Fe7 10.Fg5 avec avantage selon Kérès.) 8…dxe4 9.dxe4 Fe7 10.e5 (10.Cd2!?) 10…Cd5 11.Fxe7 Cxe7 12.Fb3 0-0 13.Cd2.
Aronine – Tolouch, Leningrad 1951; 13…Fe6, =

1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 Cd4 4.Cxd4 exd4 5.O-O c6 6.Fc4 Une réponse plus tactique que stratégique.

L’on examinera à nouveau : 3321) 6…d5, 3322) 6…Ce7 et 3323) 6…Cf6.

Diagramme 7 3321) 6…d5 7.exd5 çxd5 (7…Fd6?! 8.d3 Dç7 9.f4 Cf6 10.De1 Rf8 11.dxç6 Fg4 12.Cd2 Te8 13.Ce4 Ff5 14.Dh4 Cxe4 15.dxe4 Fxe4 16.Fd3 Dxç6 17.f5, +,
Lehmann – Richter, Berlin 1949.) 8.Te1+ Ce7 (8…Fe7 9.Fb5+ Fd7 [9…Rf8!] 10.Dg4,+) et l’on a :* 9.Fb5+ Fd7 10.Fxd7+ Dxd7 11.Dh5 avec la suite de la variante 322 ou 11.ç3 0-0-0 12.çxd4 Cç6 13.d3 Fd6 14.Cç3 Cxd4 15.Fe3, avec un petit avantage blanc,
Vasiliev – Klamane. U.R.S.S. 1949.* 9.Fb3 Fe6 10.d3 Dd7 11.ç3 Cç6 12.Fg5 Fd6. =,
Doubinine – Levenfich. Leningrad 1947.

 

* 9.Ff1 Fe6 10.ç3 Dd7 11.Ca3 Cç6 12.Da4 Fe7 13.Cç2 Ff6 14.Fb5 dxç3 15.dxç3, +,
Geller – Klamane. U.R.S S. 1949.

3322) 6…Ce7 7.Te1 (7.Dh5!; ou 7.d3 Cg6 8.ç3 Fç5 9.çxd4 Fxd4 10.Cç3 d6 11.Fe3, laisse un petit avantage aux Blancs,
Fick – Spielmann. Scheveningen 1923.) 7…Cg6 8.d3 Fe7 9.ç3 dxç3 10.Cxç3 0-0 11.d4, +
Panov – Vasiliev, U.R.S.S. 1947.

3323) 6…Cf6 7.Te1. Reconnu comme le meilleur : 8.e5 menace et la réaction centrale noire d5 est évitée. C’est la variante « historique » de la Défense Bird. D’autres possibilités blanches :

* 7.e5?! d5! 8.exd6 (8.exf6 dxç4 9.fxg7 Fxg7 10.d3 çxd3 11.çxd3 Fe6 donne l’avantage aux Noirs,
Kopilov -Tolouch, Leningrad 1950.) 8…Fxd6 9.Te1+ Rf8! 10.d3 Dç7 11.h3 b5 12.Fb3 ç5 13.Cd2 Fb7, avec l’avantage noir (Kholmov)

* 7.Df3 d5 (7…d6!) 8. exd5 çxd5 9.Fb5+ Fd7 10.Fxd7+ Dxd7 11.d3 Tç8 12.Cd2 Dg4! 13.Dxg4 Cxg4 14.Cb3 Txç2! (Meilleur que 14…Fç5 15.Ff4, +,
Klamane – Tolouch, Leningrad 1951.) 15.Cxd4 Tç8, avec un petit avantage des Blancs.

* 7.d3 d5 8.exd5 çxd5 9. Te1+ Fe7 (9…Fe6 10.Dg4!. Fine) 10.Fg5 0-0 11.Fxe7 Cxe7 12.Cd2 Ff5! avec un petit avantage des Blancs. (12…Cd5 13.Df3 Fe6 14.Te4 Dd6 15.Dg3. +
Kiamane – Fridstein, Leningrad 1960.).

* 7.De2 d6 8.e5 (8.ç3 Fe7 9.çxd4 Cxe4! 10.d5 Cf6 11.Te1 çxd5 12.Fb3 Fg4 13.Db5+ Fd7 14.De2 0-0!, avec l’avantage des Noirs,
Averbakh – Kôberl, Moscou 1950; 15.Dxe7? Db6 16.De2 Tae8 17.Df1 Fb5 ou 17.Dd1 Fg4.) 8…dxe5 9.Dxe5+ Fe7 10.Ta1 b5! (10…Rf8? 11.ç3 ç5 42.çxd4 Fd6 13.De2 çxd4 14.b3, +.
Smyslov – Alatortsev, Moscou 1946.) 11.Fb3 a5 12.a4 Ta7 13.axb5? (13.Dç5) 13…0-0 14.d3 (14.b6 Dxb6 15.d3 Fb4 16.Tf1, avec l’avantage noir,
Geller – Kholmov, Moscou 1949.) 14…Fd6 15.Dg5 Te8 16.Fd2 h6, et les Noirs sont mieux,
Batourinski – Lissitsine,1948.

7…d6 8.ç3

* 8. d3 Fe7 9.Cd2 0-0 10. Cf3 ç5 (10…Fg4 11.h3! Fxf3 [11…Fh5 12.g4 Cxg4? 13.hxg4 Fxg4 14.Rg2 d5 15.Fb3 Dd6 16.Dd2, +,
Matulovic – Ilivitsky, Skopje 1968] 12.Dxf3, avec un petit avantage blanc.) 11.h3 Tb8 12.ç3 dxç3 13.bxç3 b5 14.Fb3 a5 15.a3, avec un petit avantage blanc,
Liberzon – Henley, Lone Pine 1980.

8…Cg4!?

* 8…dxç3 9.Cxç3 (9.Db3 Dç7 10.a4, avec un léger avantage blanc,
Gipslis – Baguirov. Bakou 1960.) 9…Fe7 10.d4 0-0. avec un léger avantage blanc,
Khassine – Lissitsine, Ch. d’U.R.S.S. 1952.

* 8…Fe7 9.Çxd4 d5 10.exd5 Cxd5 11.Cç3 Cb6 12.d3 0-0 13.Fe3 Ff6 14.Db3. +,
Khassine – Fridstein. U.R.S.S. 1958.

* 8…Db6 9.Db3 (9.çxd4 Dxd4 10.Db3 Cxe4!.) 9 …Dxb3 10.Fxb3 dxç3 11.bxç3 (11.dxç3 Fe7 12.Ca3 0-0 13.Cç2 Te8,
Szabo – Tolouch. Bucarest 1953.) 11…Fe7 12.e5 (12.Fa3, +) 12…dxe5 13.Txe5 Cd7 14.Te3 Rf8 15.d4 Cb6 16.Fa3 Fxa3 17.Cxa3, +
Lipnitzki – Tolouch, Moscou 1952.

9.h3

* 9.Fe2 dxç3l (10.bxç3 Dh4 11.Fxg4 Dxg4 =.

* 9.De2 b5 (9…dxç3 10.Cxç3 Dh4 11.h3 Ce5 12.d4, avec un petit avantage blanc,
Geller – Szabo, Budapest 1973.) 10.Fd3! (10. Fb3 Dh4 11.h3 d3! 12.Df1 Ce5 13.Te3 g5, avec une position incisive,
Szilagyi – Ozsvath. Budapest 1966.) 10…Db6 (10…Df6 11.h3 dxç3 12.hxg4 çxb2 13.e5! bxa1D 14.exf6+ Fe6 15.Fb5+, avec un petit avantage blanc,
Peters – Gibbon, E.U.1979.) 11.Ca3 (11.a4!? b4 12.a5 Dç5 13.Ta4 Tb8 14. b3) 11…Ce5 12.Cç2 Fg4 13.Df1 dxç3 14.dxç3, avec un petit avantage blanc,
Abramovic – Pandavos, Skopje 1984.

9…Ce5 10.d3

* 10.Ff1 d3?l 11.f4 (11.Te3!? g5 12.Fxd3 g4 13.Fe2,
Velimirovic – Despotovic, Yougoslavie 1978) 11…Db6 12.Rh2! (12.Rh1? h5l 13.fxe5 [13.Te3 Cç4 14.Tg3 Fg4 15.De1 Cxb2, est en faveur des Noirs,
Milic – Nikolac, Belgrade 1951] 13…Fg4 14.Db3 Df2 15.Dxb7 Td8 16.Td1 Fxd1 17.Dxç6 Re7 18.Dç7+ Re6!,
Ujtumen – Leine, Sotchi 1965.). et ne va plus : 12…h5 13.fxe5 Fg4 14.hxg4 hxg4+ 15.Rg3 et 15…Fe7 16.Te3 ou 15…Dd8 16. Dxg4, + (Pachman)

10…Cxç4 11.dxç4 dxç3 12.Cxç3 Fe7 13.Ff4 O-O 14.Dd3, les Blancs sont mieux,
Matanovic – Gliksman. Zagreb 1967.

34) 1.e4 e5 2. Cf3 Cç6 3. Fb5 Cd4 4.Cxd4 exd4 5.O-O Fç5 La conclusion logique des expériences précédentes. Sans perdre un tempo, ce coup défend le pion d4, permet la sortie du Cavalier en e7 et libère la case f8 pour le Roi noir en cas d’échec. En liaison avec Ce7, ç6 et d5, ce coup revitalise toute la Défense Bird.

Diagramme 8 Pour saisir l’initiative, les Blancs disposent de deux options stratégiques importantes : des coups perturbateurs, profitant du peu de développement des Noirs et la poursuite du développement naturel, espérant un avantage d’espace au centre en fin de course. Dans le premier groupe, entrent les continuations : 341) 6.Dh5, 342) 6.Dg4. 343) 6.Df3, 344) 6.Fç4 et 345) 6.b4; et le deuxième groupe est constitué par 346) 6.ç3 et 347) 6.d3.341) 6.Dh5!? Développement de la Dame avec gain de temps : 6…Fb6 7.De5+ Rf8, +. Un seul exemple : 6…De7 7.d3 Cf6 (7…ç6 8.Fg5. +.) 8.Dh4 ç6 9.Fç4 (9.Fa4!?) 9…d5 10.exd5?! Cxd5 11.Fg5 f6 12.Fd2 Fe6, =
Kouzmine – Malaniouk, U.R.S.S. 1986; 10.Fb3!? dxe4 11.Fg5, Malaniouk.

342) 6.Dg4?! Df6 (6…Rf8 7.d3 ç6 8.Fa4 d6 9.De2 Dh4 10.Fb3 Fg4 11.f3 Fd7 12.Fd2 Te8, avec un petit avantage des Blancs
Tchibourdanidzé – Kushnir, Bad Kissingen 1978.) 7.b4?! Fxb4 8.ç3 Fe7! (8…Fç5 9.Fb2 Ce7 [9…Ch6 10.De2 et e5, avec des complications] 10.Te1 et e5, avec des complications.) 9.çxd4 Dxd4 10.Cç3 ç6 11.Fa4 d5 12.Dg3 dxe4 13.Fb2 Cf6, et les Noirs prennent l’avantage,
Horvath – Flear, Zenica 1987.

343) 6.Df3!? Ce7 7.d3 ç6 8.Fç4 d5 9.Fb3 O-O 10.exd5 çxd5 11.Fg5 f6 12.Ff4 a5? (Il faut attendre que le Cavalier aille en d2 pour attaquer le Fou blanc. De plus, la Tour a8 ne possède plus la manoeuvre Ta6-g6 à cause de 11…f6. Mieux 12…Fe6 13.Cd2 [13.h3] 13…g5!? 14.Fg3 Dd7 15.h3 avec l’idée de jouer ç4.) 13.a4 Fe6 14.Ca3! g5?! 15.Fd2 Dd7 16.Cb5 Fb6 17.Tfe1 Tf7 18.ç4! dxç3 (18…dxç4? 19.Txe6 gagne.) +,
Hjartarson – Malaniouk, Moscou 1987; et 19.bxç3 Td8 20.Fe3!.

344 ) 6.Fç4. Limite les possibilités noires par la menace Fxf7+ suivi de Dh5+, et en soustrayant le Fou à la réaction ç6 suivi de d5.

Diagramme 9 6…d6 (6…Cf6? 7.e5 d5 8.exf6 dxç4 9.fxg7 Tg8 10.Te1+ Fe6? 11.Txe6+, gagne ou 6…Dh4? 7.d3 Ce7 [7…d5? 8.exd5 Cf6 9.De1+ Rf8 10.f3 Dh5 11.Ff4, +,
Gretarsson – A. Karîsson, Reykjavik 1984] 8.Cd2 0-0 9.ç3, +.), et maintenant 3441) 7.d3 et 3442) 7.ç3.* 7.b4!? Fb6 8.a4 a5 9.bxa5 Txa5 10.d3 Dh4, avec un jeu incisif,
Ciocaltea – Marcovici, Bucarest 1969.

3441) 7.d3. Les Blancs ont réussi à faire perdre un temps aux Noirs pour la poussée d5 : d6-ç6-d5 au lieu de ç6-d5. Néanmoins, les Noirs peuvent retarder cette poussée et poursuivre leur développement. 34411) 7…ç6 et 34412) 7…Cf6, 7…Ce7 8.Dh5! consacre l’avantage blanc.

34411) 7…ç6

* 8.ç3 Ce7 9.Cd2 0-0 10.Fb3 d5 11.çxd4 Fxd4 12.Cf3 Fb6 13.h3 h6 14.Te1 Fe6 15.Fe5 dxe4, =,
Romanichine – Dzindzichashvili, Tilburg 1985.

8.Dh5 De7 9.Cd2 Cf6 10.Dh4 O-O 11.Cf3 h6 12.Ff4 d5, avec des chances réciproques,
Lechtynsky – Liebert, Decin Il 1977.

* 8.a4 a5 9.ç3 Ce7 10.b4 Fa7 11.Db3 0-0 12.Fa3 d5, =
Valenti – Tatai, Rome 1977.

* 8.Cd2 Cf6 9.a4! a5 (9….a6) 10.Cb3 Fb6 11.Fg5 h6 12.Fh4 0-0 13.Te1 Te8 14.Cd2 Fd715.h3 Fç7 16.Cf3 g5 17.Fg3 d5 18.Fxç7 Dxç7 19.exd5 Txe1+ 20.Dxe1 çxd5 21.Fb3, avec un petit avantage blanc,
Tseitline – Pavienko, 1976.

* 8.f4 Cf6 9.e5 Cd5! (9…dxe5? 10.Fxf7+ Rxf7 11.fxe5 Dd5 12.exf6 gxf6 13.Cd2, +,
Kasparov – Roïzman. Minsk 1978.) 10.Fxd5 çxd5 11.Cd2 dxe5 12.fxe5 0-0 13.Cb3 Fb6 14.Dh5 De8 15.Ff4 a5 16.Tae1 Dç6 17.Te2 a4 18.Cd2 Dxç2!, avec l’avantage noir,
Mateichek – Skotorenko, par correspondance 1984.

34412) 7…Cf6 8. Fg5! (8.Cd2 0-0 9. Cf3 d5, peu clair.) 8…h6 (8…0-0 9.Df3.) 9.Fh4 g5 (9…Fe6 10.Cd2, ou 9…0-0?! 10.f4!.) 10.Fg3 Fg4 (10…Cg4 11.h3 Ce5 12.Fb3 Fe6 13.Dh5 Fxb3 14.axb3, +, Guelfand – Koupreflchik, Sverdlovsk 1987) 11.f3 (11.De1 Ch5!?) 11…Fe6 12.Cd2 Dd7, avec un jeu compliqué,
Ghinda – Kotronias, Athènes 1986.

3442) 7.ç3

* 7…Ce7 8.çxd4 Fxd4 9.Da4+ (La pointe de 7.ç3.) 9…Cç6 10.Fd5 (10.Fb5 Ff6 11.Fxç6+ bxç6 12.Dxç6+ Fd7 13.Dç2 0-0 14.d3 d5, avec des chances réciproques,
Ehlvest – Lalic, Saint John 1988) 10…Fb6 11.Fxç6+ bxç6 12.d4, un peu mieux pour les Blancs.

* 7…Df6 8.Ca3! Fxa3 9.Da4+ Fd7 10.Dxa3 Ce7 11.Db3 (11.Fe2 0-0 12.d3 Tfe8 13.çxd4 Dxd4 14.Fe3, +,
Khalifman – Koupreitchik, Minsk 1986.) 11…0-0 (11…Fç6 12.çxd4 Fxe4 13.Te1!.) 12.Dxb7, +
Ehlvest-Koupreitchik, Kouïbichev 1986.

* 7…Cf6 8.çxd4 Fxd4 9.Da4+ Rf8 10.Cç3 (10.Fxf7?! ç5 11.Fb3 Cxe4, ou 10.Fe2 ç5 11.d3 Cg4?! [11…h5] 12.Fxg4 Fxg4 13.Cç3, +,
E.Geller – Barua, Cimbatore 1987.) 10.ç6 11.Fe2 Db6 12.d3 Fe6 13.Ff3! (Pour le contrôle de la case d5.) 13…Cg4 14.Fxg4 Fxg4 15.h3 Fe6 16.Ce2 Fç5 17.d4 Db4 18.Dd1, avec un petit avantage des Blancs,
Romanichine – Balachov, Erevan 1986.

345) 6.b4

Diagramme 10 6…Fxb4 (6…. Fb6 7.ç4 ç6 [7…dxç3 8. Cxç3 ç6 9. Fa4 Ce7 10.d4 d5, +,
Gipsîls – Pavlenko, Riga 1975] 8.Fa4 d6, ce.) 7.Fb2* 7…Fç5 8.ç3! d3 (8…ç6 9.çxd4 Fb6 10.d5 Cf6 11.Fxf6 Dxf6 12.e5 Df4 13. Fa4, un peu mieux pour les Blancs,
Skuya – Chatskes, Riga 1976 ou 8…Df6 9.Dh5 Fb6 10.çxd4) 9.Fxd3 d5 10.Db3 ç6 11.exd5 Cf6!? 12.Te1+ Rf8 13.dxç6 bxç6 14.Fa3, +,
Ghinda – Skalkotas, Egion 1986.

* 7…Cf6 8.e5 Cd5 9.Dg4 0-0 10.Dxd4 ç6, n’est pas clair,
Soloviev – Skotorenko, par correspondance 1976.

* 7…Ce7 8.Fxd4 0-0 9.Dç1 (9.ç3 Fa5 10.Dg4 ou 10.Fe3.) 9…ç5! (9…Fa5 10.Db2 f6 11.Da3 ç6 12.Fç5! Te8 13.Fç4+ d5 14.Fxe7 Txe7 15.exd5 çxd5 16.Fxd5+.) 10.Db2?! (10.Fe3) 10…çxd4! 11.Dxb4 Cç6! (11…d5 12.Dxd4 dxe4 13.Dxe4 Ff5 14.Df3, avec un petit avantage blanc,
Plaskett – Koupreichik, Hastings 1984/85.) 12.Dd6? (12.Da4 a6) 12…Te8 13.d3 Te6 14.Df4 d5 15.Cd2 Tg6, avec l’avantage des Noirs,
Gavrilakis – Kotronias, Athènes 1986.

346) 6.ç3. En liaison avec 7.d3 ou 8.d3, cette variante sera étudiée sous 347) 6.d3

6.ç3 prend une signification particulière dans la suite :

* 6.ç3 ç6 7.Fd3!? (7.b4!? Fb6 8.Fa4 Ce7 9.ç4 0-0 10.d3 a5 11.b5 d5 12.Cd2 dxe4 13.Cxe4 f5,=.) 7…d5 (7…d6 8.b4 Fb6 9.Ca3 Dh4 [9…Cf6, =] 10.Cç4 Fç7 11.çxd4, ±,
Vitolins – Choulman, U.R.S.S. 1987.) 8.exd5 Dxd5 9.b4 Fe7 10.Te1 Cf6 11.b5 Fe6 12.bxç6 bxç6 13.Da4 0-0 14.Dxd4 Dxd4 15.çxd4 Tfd8, =,
Timman – Beliavski, Tiiburg 1986.

347) 6.d3 ç6!. La variante principale.

Diagramme 11 6…Ce7?! ne remplit pas son office après 7.Dh5!, et les Noirs ne possèdent plus les réponses De7 ou d6.
Par exemple : 6…Ce7?! 7.Dh5l Fb6*8.Fg5 0-0 9.Fç4 d6? (9…De8 10.Cd2 Rh8 11.Fxe7 Dxe7 12.f4 ç6 13.Df3, =,Berul – Skotorenko, par correspondance 1976.) 10.f4 Fe6 11.f5! Fxç4 12.f6!, ±,Liangov – Asparoukhov, Varna 1976.* 8.f4 ç6 9.Fa4 0-0 10.f5 f6 11.Fb3+ d5 12 Ff4, ±,
Parma – Kuijpers, Beverwijk 1962.* 8.a4 ç6 9.Fç4 O-O 10.Fg5 De8 11.Ff4, avec un petit avantage blancs
Belle – Semenova, Oly. Salonique 1984.

Nous verrons 3471) 7. Fç4 et 3472) 7. Fa4. 7. Dh5 d6 : voir 341.3471) 7.Fç4 d5! (7…Ce7? 8.Fxf7+.) 8.exd5 (8.Fb3 sera étudié avec la suite 7.Fa4 sous 3472.) 8.çxd5

Les pions doublés sur la colonne « d » séparent radicalement les deux ailes. Les Noirs peuvent entreprendre une action soit à l’aile-roi blanche avec les manoeuvres Ce7-g6 ou f5, a5-Ta6-g6, Fb6-ç7 (ou Fa7-b8), soit en faisant pression sur la colonne « ç ». Les Blancs, pour leur part, ont pour cible les pions doublés, en liaison avec une défense ad hoc pour leur aile attaquée.

a) 9. Fb5+

* 9…Fd7 10.Fxd7+ (10.ç4) 10…Dxd7 11.Cd2 Ce7 12.Cb3 Fb6 13.Fg5 (13.Te1 0-0 14.Dh5 Taç8 15.Te2 Cg6, avec un petit avantage noir. L’idée 16…Tfe8 ou 16…a5.) 13…f6 (13…0-0?! 14.Fxe7! Dxe7 15.Te1 Df6 16.Dh5 Taç8 17.Te2 Tfd8 [17…Tç6, =] et la position des Blancs est légèrement supérieure,
Chandler-Wolf, R.F.A.1985.) 14.Fd2 a5! (Sinon Fb4.) 15.Dh5 (15.a4 0-0 16Te1 Cg6 17.h3 Tfç8, =,
Lanc – Tsechkovski, Trnva 1986) 15…g6 16.Df3 0-0 (16…a4? 17.Dxf6 gagne.) 17.a4 Cf5 18.Tfe1 Ch4 19.Dg3 (19.Dd1 Df5 mieux pour les Noirs.) 19…g5 avec un jeu incisif, 0-1, 40.
Rohde – Christiansen, E.U. 1986.

* 9…Rf8. Parfaitement jouable. Les Noirs préservent leur Fou de cases blanches, et la perte du roque est de peu d’importance, les Blancs manquant de matériel à l’aile-roi. 10.ç3 Ce7 11.çxd4 Fxd4 12.Cç3 g6 13.Fh6+ (13.Ce2 Fg7 14.d4, =.) 13…Rg8 14.Te1 Fe6, avec un petit avantage noir,
Sigurjonsson – Koupreitchik, Winnipeg 1986. La suite de la partie fut : 15.Fg5 h6 16.Fe3 (16.Fxe7 Dxe7 17.Cxd5? Dç5.) 16…Cf5 17.Fxd4 Cxd4 18.Fa4 Dg5! 19.Rh1 Tç8 20.Fb3 Rg7 21.Dç1 a6 22.De3 Df6! 23.Cd1 Cç2! et 0-1, 31.

b) 9. Fb3 Ce7. Quelques exemptes récents

* 10.Dh5 0-0 11.Cd2 a5! 12.a3 a4 13.Fa2 Ta6! 14.Cf3 Tg6, avec des chances réciproques,
Markland – Davis, par correspondance 1985.

* 10.Fg5 f6 (10…0-0 11.Fxe7 Dxe7 12.f4, avec un petit avantage des Blancs.) 11.Ff4 Fe6 (11…0-0 12.Cd2 Rf8 13.Te1 a5 14.a4 Fb4 15.h3 g5 16.Fh2 Ta6! 17.Rh1 Cg6 18.Te2 Fd6 19.Dg1!
Beliavski – Tsechkovski. Ch. d’U.R.S.S. 1986.) 12.Te1 Ff7 13.ç3 0-0 14.çxd4 Fxd4 15.Cç3 Cg6. =,
Thipsay – Koupreichik. Frounzé 1985.

* 10.ç4 0-0 (10…dxç3 11.Cxç3 0-0 12.Te1 h6 13.Ff4 Fe6 14.d4 Fb4.=.) 11.çxd5 Cxd5 12.Cd2 Ce3 13.fxe3 dxe3 14.Dh5 exd2+ 15.Dxç5 dxç1D 16.Taxç1 Fe6 17.Fxe6 fxe6 18.Txf8+ Dxf8 19.De3 Df6, =,
Dvoiris – Balachov, Ch. d’U.R.S.S. 1986.

* 10.Te1 0-0 11.Cd2 a5! (Ou 11…Dd6 12.Dh5 a5 13.a4 Fe6.
Geller – Koupreitchik. Ch. d’U.R.S.S. 1976.) 12.a4 Fb4, avec un petit avantage noir.
La partie Anand – Tsechkovski. Calcutta 1986. continua par : 13.Df3?! Ta6 14.Df4 Tf6! 15.Dxd4 b6 16.Tf1 Fç5 17.De5 Fg4 18.ç3 (18.d4 Fd6 19.De3 [19.De1? Te6 ou 19.Dg5 Tg6 20.Dh4 Dç7 21.f4 Cf5] 19…Cf5 20.Dd3 Fxh2+ 21.Rxh2 Th6+ 22.Rg1 Dh4 23.f4 Dh2+ 24.Rf2 Th3 gagne.) 18.Te6 19.Dg5 (19.Df4 Fe2 20.Te1 Cg6 [20…Tf6? 21.Dxf6 gxf6 22.Te2 21.Dg3 Fd6 22.Dh3 Fg4.) 19…Tg6 20.Df4 Fh3 21.g3 Tf6 et 0-1, 33.

Diagramme 12 3472) 7.Fa4 Ce78.Dh5 d5 9.Cd2 O-O 10.Fb3 (10.Cf3 a5! 11.ç3 [11.a3 b5 12.Fb3 a4 13.Fa2 f6!
Au lieu de cela la partie Goufeld – T.Gueorgadzé. Dubaï 1986. se poursuivit par : 11…Dd6 12.Fd2 Dg6 13.Dxg6 hxg6 14.Tae1 Fg4?! 15.Ce5 Fe6 16.exd5 çxd5 17.Fd7, avec un petit avantage blanc.] 11…dxç3 12.bxç3 f6 13.Te1 Fd6 14.exd5 b5 15.Fç2 çxd5 16.Cd4 b4, avec un jeu compliqué,
lvanov – Koupreitchik, Minsk 1985.) 10…a5 (10…Fe6 11.Cf3 f6) 11.exd5 çxd5 12.a4 Ta6! 13.Cf3 Tg6, avec initiative,
Campora – Fernandez Garcia, Dubaï 1986.8.ç3 d5

 

* 9.Fg5 f6 10.Ff4 O-O 11.Cd2 Fb6 12.ç4 Cg6 13.Fg3 dxe4 14.dxe4 f5! 15.exf5 Cxf5, avec un petit avantage noir,
Kirpitchnikov – Choulman, U.R.S.S. 1987.

* 9.Cd2 Fb6 10.çxd4 Fxd4 11.Rh1 O-O 12.f4 f5 13.e5 Fb6, =. Si 13…b5? 14.Fb3 ç5? 15.Cf3, ±,
Huebner – Nunn, Bruxelles 1986.

Après 9…dxç3 10.bxç3 0-0 11.d4 Fb6 12.Fa3 Te8 13.Fç2 (13.Te1 Fe6 14.Fç2, est mieux pour les Blancs.
Huebner – Martz, Chicago 1982.) 13…Fç7 (13…Fe6!? 14.Dh5 h6 15.Te1 Dd7 16.h3 Fç7, =,
Bitman – Roizman, Minsk 1976.) 14.e5 Cf5 15.Db1!, ±,
Smyslov – Loutikov. Ch. d’U.R.S.S. 1960.

Mais après 9…dxe4 10.Cxe4 Fb6 11.Fb3 0-0 12.Dh5 Cd5 13.Fg5 Dd7, la position n’est pas très claire.
Klovane – Koupreitchik. U.R.S.S. 1978.

* 9.Fb3 0-0 10.Cd2 dxç3 11.bxç3 d4! 12.Cf3 Fg4 13.çxd4 Fxd4 14.Tb1 Cg6 15.h3 Fxf3 16.Dxf3 Ce5 17.De2 Cxd3!.
Vitolins – Choulman, URSS 1987.

8.Cd2 d5 9.exd5 Cxd5 10.Te1+ Fe6 11.Ce4 Fe7 12.Fb3 0-0 13.Fd2 Dd7 14.Dh5, avec un avantage stable pour les Blancs,
Karpov – Koupreitchik, Leningrad 1976 ou 14.h3,
Van der Sterren – Koupreitchik. Wijk aan Zee 1977.

8.f4 d5 (8…f5!) 9.f5 f6 (9…g6 10.f6 Cg8 11.exd5 b5 12.De1+ Rf8 13.b4! Fb6 14.Fb3 çxd5 15.Fxd5! Ff5 [15…Dxd5 16.Fh6+ gagne.] 16.Fxa8 1-0.
Kindermann – Lorenz. Berlin Ouest 1987, ou 9…dxe4 10.dxe4 0-0 11.Fb3 Fd6 12.Dh5! d3?! 13.çxd3 Fe5 [13…Fç5+ 14.Rh1 Dxd3? 15.Td1 Dxe4 16.Dxf7+ gagne.] 14.Tf3!, ±,
Spassky – Barua, Open de New York 1987.) 10.Dh5+ Rf8 11.Rh1! Fd7 12.ç3 Fe8 13.Dh4, ±, 1-0, 28.

Laisser un commentaire