Gambits

Les gambits

Un gambit constitue le fait de proposer volontairement un pion à son adversaire dans le but d’obtenir une position plus ouverte et plus dynamique, ou plus généralement, de détenir une compensation intéressante en échange qui permet de dire que le sacrifice du pion en question est un choix au moins intéressant.

Il existe nous le verrons bon nombre de gambits, concernant la théorie des ouvertures.

Certains gambits ne sont pas corrects, ils sont dits « réfutés », c’est à dire qu’ils conduisent à la défaite à condition que l’adversaire joue bien.

D’autres sont intéressants, ils donnent du jeu ou de l’activité à son camp, des positions complexes et intéressantes à jouer, et la victoire reviendra au camp qui tirera le mieux parti de son point fort, soit la meilleure activité ou le temps d’avance, soit le pion en plus.

D’autres sont appelés des « pseudo-gambits », c’est à dire qu’il sont de faux gambits, dans la mesure où quelques coups plus tard, il existe un moyen de récupérer forcément le pion sacrifié, parfois même avec un petit avantage de surcroît, cela peut être le cas, par exemple, avec le gambit dame.

« Le seul moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder ». Oscar Wilde
« La seule manière de réfuter un gambit, c’est de l’accepter ». X. Tartakover

Au jeu d’échecs, le gambit est un sacrifice volontaire d’un pion ou, plus rarement, d’une figure dans la phase d’ouverture dans le but d’obtenir un avantage stratégique non matériel : attaque, gain d’espace, ouverture de lignes, dislocation de la structure de pionsadverse, gain de temps, etc. Le gambit est parfois risqué, car si l’avantage stratégique n’est pas bien exploité, le déséquilibre matériel offrira de meilleures chances de gain à l’adversaire.

Sommaire

Origine du terme

Le mot gambit a été utilisé en 1561 par le joueur espagnol Ruy López, il provient de l’expression italienne dare il gambetto (faire uncroc-en-jambe). Le mot prend ensuite la forme gambito en espagnol, puis gambit en français au xviiie siècle.

Types de gambits

Le gambit du roi accepté : les Noirs ont capturé le pion f4 offert.
Le contre-gambit Falkbeer : au lieu de capturer le pion f4, les Noirs offrent à leur tour le pion e5.

Les gambits sont qualifiés d’offre de matériel à l’adversaire. Si l’adversaire capture la pièce offerte, on parle de gambit accepté, s’il offre à son tour du matériel, on parle de contre-gambit et le gambit est refusé par d’autres coups.

Dans certaines variantes d’ouverture, le gambit est accepté mais le matériel est restitué à l’adversaire ultérieurement, à un moment opportun.

L’avantage stratégique tiré du gambit est qualifié de compensation pour le matériel concédé.

On parle parfois de pseudo-gambit quand la compensation stratégique est telle que l’acceptation du gambit serait très risquée, ou que le matériel concédé sera certainement récupéré plus tard.

On qualifie le gambit de correct si les avantages non-matériels perdurent et donnent de bonnes chances au camp qui offre le gambit, il est au contraire incorrect ou réfuté si l’avantage intangible se dissipe ou s’avère insuffisant, laissant le camp qui a offert le gambit en infériorité matérielle sans compensation adéquate.

Exemples de gambits

Laisser un commentaire